Camponotus imitator

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Forel, A. (1891) Histoire naturelle des Hyménoptères. Deuxième partie: Les Formicides. In: Grandidier, A. Histoire Physique, Naturelle et Politique de Madagascar, L'Imprimerie Nationale, Paris, pp. 209 – 212. Versioned wiki page: 2011-04-20, version 4958, https://species-id.net/w/index.php?title=Camponotus_imitator&oldid=4958 , contributors (alphabetical order): Daniel Mietchen, PlaziBot.

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RIS/ Endnote:

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M3 - doi:

Wikipedia/ Citizendium:

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Taxonavigation

Genus: Camponotus

Name

Camponotus imitator Forel, A., 1891Wikispecies linkPensoft Profile

  • Camponotus imitator Forel, A., 1891: 209-212.

Description

(Pl. IV, fig. 15, et pl. V, fig. 8, 8a et 8b)

worker minor. Longueur 6 a 7,5 mill. Aspect general de l' Aphaenogaster Swammerdami, var. curta, qu'elle imite a s'y meprendre dans tous les details.

Taille tres svelte; pattes et antennes tres greles et tres longues. Tete semblable a celle des C. Hildebrandti et C. singularis; les cotes sont convexes; la tete est fortement retrecie derriere, mais seulement a partir des yeux et en suivant une courbe convexe; le retrecissement de l'occiput est tres brusque, tres considerable; chez la worker minima, il est un peu colliforme et le bord posterieur est un peu releve. Longueur d'un scape 2,8, d'un tibia posterieur 3,6 mill. Mandibules armees de six dents, assez etroites a la base, larges au bord terminal, a bord externe a peine convexe, luisantes, finement reticulees a la base, tres finement striees vers l'extremite, avec des points espaces et des poils bruns abondants. Epistome avec un lobe rectangulaire court, a bord anterieur presque droit (plutot avance au milieu); l'epistome est faiblement carene devant, fortement derriere, ou la carene elevee forme une petite bosse qui tombe en pente abrupte sur l'aire frontale; cette derniere grande, triangulaire, distincte. Aretes frontales rapprochees, longues, sinueuses. Front eleve. Yeux assez proeminents.

Thorax tres allonge et etroit. Pronotum retreci devant, formant derriere une voute assez elevee avec le devant du mesonotum; suture promesonotale fortement imprimee, formant une faible incisure. Mesothorax tres retreci, allonge et cylindrique posterieurement comme chez le genre Acantholepis; il divise le thorax en un cylindre median etroit situe entre le renflement du pronotum et celui du metanotum. Sur le dos du tiers posterieur du mesonotum proeminent les deux stigmates mesothoraciques perches chacun sur une forte elevation dentiforme. Suture meso-meta- notale obliteree. Le metanotum forme une bosse tres elevee, arrondie, plus longue que large, qui s'eleve presque verticalement a partir du bord posterieur du mesonotum et redescend derriere en talus fort raide par la face declive.

Ecaille epaisse, etroite, verticale, haute, convexe sur ses deux faces, a bord arrondi et tres epais.

Tibias, cuisses et scapes greles, comprimes, mais nullement prismatiques.

Tres luisant. L'abdomen, l'ecaille, le thorax et le derriere de la tete sont faiblement rides-reticules transversalement. Le devant de la tete, les scapes et les pattes sont finement et faiblement reticules. Des points piligeres assez abondants sur l'abdomen.

Une pilosite dressee, brune, assez pointue, assez grossiere et assez longue, repandue sur tout le corps. Sur les scapes et les pattes, cette pilosite est fort abondante, foncee, tres courte, oblique et obtuse, comme chez l' Aphaenogaster Swammerdami. Sur la face interne des tibias, quelques-uns de ces poils prennent le caractere de petits piquants. Une pubescence adjacente, brune, espacee, mais fort distincte, est repandue sur tout le corps; sur l'abdomen, elle est assez longue et assez abondante. Une rangee de longs cils roux devant l'epistome.

D'un brun de poix clair, avec l'abdomen et les scapes d'un brun de poix fonce. L'extreme bord des segments abdominaux est a peine plus clair.

Les Sakalava pretendent, dit M. Grandidier, que ce sont les Fourmis qui produisent la resine, a laquelle ils donnent le nom caracteristique de Lokombitika (litt.: resine de Fourmis). Les Antimena, ou habitants du Menabe, l'appellent aussi Lohoranga. Le nom de cette resine est, dans le Sud-Est, Litimbitsika (litt.: gomme de Fourmis), et, dans l'Est, Ladimbilsiha(litt.: qui est enroule par les Fourmis autour des branches 1).

Cette singuliere Fourmi imite si admirablement l' Aphaenogaster Swammerdami, var. curta, tant par sa forme que par sa taille, sa couleur, sa pilosite et son eclat, qu'on la confondrait presque, a premiere vue, avec ce dernier, bien qu'elle appartienne a une sous-famille toute differente. L'etranglement du thorax augmente beaucoup l'analogie, et le singulier metanotum ressemble au premier n oe ud du pedicule de l' Aphaenogaster. C'est un si beau cas de mimetisme que je ne crois pas me tromper en en induisant qu'il doit exister entre les deux especes une symbiose ou tout au moins une adaptation quelconque. Il est a remarquer que la variete curta de l' A. Swammerdami a ete precisement trouvee a Morondava.

La curieuse resine que recherche cette Fourmi entoure les rameaux sous la forme de boules incrustees autour de certaines capsules brunes et grosses comme un grain de froment, qui sont posees verticalement sur l'ecorce du rameau. En etudiant attentivement l'ecorce recouverte par ces capsules et la poussiere qui en tombe, j'y ai decouvert la carapace d'un coccide fort petit, reconnaissable a sa trompe et a ses anneaux. J'y ai meme trouve une larve encore vivante de ce coccide. De ces faits je crois pouvoir induire que ce n'est pas la Fourmi, mais le diptere des capsules ou le coccide qui produit la resine, soit directement en la secre- tant, soit indirectement en la faisant secreter a la plante par sa piqure. Il est plus que probable que les Fourmis ne sont pas attirees par la resine elle-meme, mais par les coccides caches dessous, dont elles font evidemment, comme d'habitude, leurs vaches a lait, en lechant leurs excrements sucres.

Discussion

M. le Dr Hans Schinz, botaniste, privatdocenl a l'Universite et a l'Ecole polytechnique de Zurich, a eu l'obligeance d'examiner cette resine et les capsules qu'elle contient, et il me communique la note suivante:

"Je suis arrive a la persuasion que les capsules brunes avec leurs deux petites pointes ne sont pas de nature vegetale; il n'y a aucune cicatrice, aucune marque d'attache au point correspondant de l'ecorce du rameau, et surtout la structure microscopique des parois n'est nullement vege- tale. Je suis persuade qu'il s'agit de la peau chitineuse d'une larve (?), en tout cas d'un animal qui entoure peut-etre ses oe ufs d'un manteau de resine dure pour les proteger. La resine elle-meme est certainement formee par l'animal, car il n'existe pas de glandes resinifiques sur la coupe transversale des rameaux."

De mon cote, j'ai encore decouvert dans les debris une peau dessechee qui a precisement la forme et la grandeur necessaires pour sortir d'une des capsules en question et qui possede a son extremite meme deux petites pointes correspondant exactement a celles des capsules. Cette peau a tout l'air d'etre celle d'une nymphe de diptere; or les dipteres sortent, on le sait, de coques chitineuses formees par l'ancienne peau de la larve et fort semblables aux capsules renfermees clans notre resine. Il en resulte a n'en plus douter que les capsules, longues d'environ 5 mill. et larges de 2,5 a 3, sont des coques de dipteres. La resine est-elle secretee par les larves de dipteres? Qu'y font les coccides? Le resultat de l'examen du Dr Schinz semble en tout cas montrer que la resine n'est pas se- cretee directement parla plante; tout au plus pourrait-elle etre le resul- tat d'une piqure de l'un ou de l'autre des insectes, probablement du diptere, vu sa taille, ou bien elle est la secretion meme de l'animal.

Materials Examined

Tuliear et Morondava (cotes Sud-Ouest et Ouest de Madagascar). Occupe a rechercher une curieuse resine qui entpure les rameaux de certaines plantes, resine dont les indigenes Sakalava se servent soit pour leurs bateaux en la fondant avec du suif, soit pour consolider les manches dans les douilles des fers de sagaye (M. Grandidier, M. Greve).

Taxon Treatment

  • Forel, A.; 1891: Histoire naturelle des Hyménoptères. Deuxième partie: Les Formicides. In: Grandidier, A.: Histoire Physique, Naturelle et Politique de Madagascar. L'Imprimerie Nationale, Paris: 209-212. doi